Mes expériences de vidéaste de la faune sauvage
En 1998, après plus de 25 ans consacrés à la photographie naturaliste, on m’a prêté une caméra vidéo.
Le virus était inoculé et, malgré les difficultés inhérentes au montage sur ordinateur il y a 25 ans, des heures de prises de vues, d’abord en 4:3, puis en 16:9 ont rempli des giga, puis des téraoctets sur plusieurs disques durs.
L’idée ici, c’est de parler des moyens dont peut disposer l’amateur pour créer des vidéos d’animaux filmés dans la nature. On est loin, très loin des moyens des professionnels, comme à la BBC.
On parle de caméras coûtant quelques milliers d’Euros et d’un passe-temps pris sur les heures de loisirs ou les vacances.
Les professionnels passent des jours dans dans endroits parfois très difficiles d’accès, avec du matériel coûtant les yeux de la tête. A titre d’exemple, la BBC a envoyé deux cinéastes durant quatre mois en Antarctique pour filmer la reproduction des manchots avec des caméras coûtant 90’000 Euros, sans compter les objectifs, le viseur et j’en oublie.
Nous allons donc rester modestes et nous limiter à la base de la prise de vue et du montage de vidéos numériques.
On oublie vite que les premiers montages sur PC se faisaient en quart d’image VHS1, et que, peu après, le calcul d’un fondu d’une seconde en définition SD prenait jusqu’à une minute. Puis, avec la HD, et maintenant la 4K, la qualité des images a considérablement évolué, mais cela nécessite des ordinateurs puissants et des espaces de stockage considérables.
Dans les pages suivantes, je me propose de décrire comment je procède pour filmer les espèces sauvages et produire de courts – ou moins courts – montages visibles sur un écran TV ou sur le web. Il sera donc question de matériel de prise de vues, de logiciels de montage et de travail sur l’image et le son.
Je propose de diviser le sujet en trois parties :
Des considérations générales sur la prise de vues >>>
Puis le travail sur le son >>>
Et enfin l’amélioration des images >>>
1 Quelques considérations techniques :
Pour rappel, le format VHS est, en principe, de 720×576 pixels. Un quart de VHS consiste donc en des images de 360×288 pixels. Pas vraiment exceptionnel.
L’apparition du format mini-DV, lui aussi de 720×576 pixels, mais rectangulaires équivalent à une image en pixels carrés de 768×576 pixels fut un réel progrès. Il fut suivi par le HDV, 1440×1080 pixels rectangulaires équivalents aux 1920×1080 du format HD, mais légèrement moins net que le véritable HD.
Enfin, les caméras abandonnant les cassettes pour les cartes SD, on arrive au vrai HD – 1920×1080 pixels, puis au 4k, quadruplant le nombre de pixels à 3840×2160… donc quadruplant les temps de calcul d’effets et de transitions.
